LES MILLES

Die Ziegelei von Les Milles: Internierungs-, Transit- und Deportationslager

Die ehemalige Ziegelei in Les Milles bei Aix-en-Provence  -   zu Beginn des 2. Weltkrieges Internierungslager für „unerwünschte Ausländer“, später Durchgangs- (Transit) lager für die auf ihre Ausreisepapiere wartenden Emigranten und am Ende Sammellager für 1928 jüdische Kinder, Frauen und Männer, die von Les Milles über Drancy nach Ausschwitz deportiert wurden.


Neben HistorikerInnen wie Jacques Grandjonc, Theresia Grundtner und Doris Obschernitzki, die in jahrelanger Recherche die Chrolonologie des Lagers entdeckt und aufgearbeitet haben, legten Ende der 80er Jahre KunsthistorikerInnen die Wandmalereien im ehemaligen Refektorium des Wachpersonals frei, die man seitdem besichtigen kann.


Im Rahmen unseres Exilplan-Projekts und der Weiterbildungsseminare für Erwachsenenbildner haben wir ausgehend von unseren Besuchen im ehemaligen Internierungslager literarische Texte, imaginäre Karten und umfassendes Fotomaterial hergestellt. Ein Teil dieser Kreationen wird auf unseren Websites präsentiert, ein Interview mit Sabine Günther und die Schreibwerkstätten mit Dorothée Volut 2005 sind auf der Website des Exilarchivs (Wuppertal) abrufbar. Die Journalistin Ulrike Müller schrieb 2006 einen Bericht über das Lager von Les Milles. 1997 sendete Deutschlandradio das Feature Die Maler von Les Milles von Sabine Günther.


Nach jahrzentelangen Debatten  und Rekonstruktionsarbeiten ist die ehemalige Ziegelfabrik heute  wieder zugänglich. Sie birgt eine museumspädagogisch vorbildliche Erinnerungs- und Mahnstätte, die  nun auch wieder den Zutritt zu den Fabrikhallen gestattet, in denen zwischen 1939 und 1942 so bedeutende Künstler, Wissenschaftler und Politiker wie Lion Feuchtwanger, Max Ernst, Golo Mann, Franz Hessel, Fritz Brunner, Otto Fritz Meyerhof, Gerhart Eisler u.v.a. Monate lang gefangen gehalten wurden.


Dans l‘ancienne tuilerie des Milles furent internées entre 1939 et 1942, plus de 10 000 personnes dans des conditions de plus en plus dures. Réfugiée en France, la plupart fuyait le totalitarisme, le fanatisme et les persécutions en Europe.

L'histoire du Camp des Milles témoigne de l'engrenage des intolérances successives, qui conduisit à la déportation de 1928 hommes, femmes et enfants juifs.

Le Camp des Milles a abrité une importante communauté d'intellectuels et d'artistes européens, allemands en particulier, dont beaucoup étaient internationalement reconnus, tels que Max Ersnt et Hans Bellmer, des prix Nobel, des hommes politiques, des journalistes...


Après de longues années de débats et des travaux de reconstruction, un site-mémorial a été conçu, qui fonctionne aujourd‘hui non seulement comme un musée d'histoire et un lieu de mémoire préservé, mais aussi comme un espace de culture patrimoniale et artistique et comme un "musée d'idées", un laboratoire innovant dans son contenu comme dans ses dispositifs pédagogiques.


Depuis 2005, nous avons visité à plusieurs reprises l‘ancien camp d‘internement et de déportation aux Milles et ont y effectué des travaux cartographiques et d‘écriture.

Un groupe de multiplicateurs allemands a assisté en 2006 à une discussion sur l‘histoire de ce camp et a écouté une pièce radiophonique réalisée par Sabine Günther sur la base d‘entretiens avec le peintre Ferdinand Springer et les historiens Jacques Grandjonc et Doris Obschernitzki. Cette visite a fait l‘objet d‘un rapport rédigé par la journaliste Ulrike Müller qui a également interviewé Sabine Günther pour le site web de l‘Exilarchiv à Wuppertal (en allemand). Sur ce même site sont publiés les textes issus des trois ateliers d‘écriture animés par Dorotée Volut en 2005. Deux des trois ateliers d´écriture avec Dorothée Volut avaient fait référence à la visite du camp des Milles et aux travaux de certains artistes y internés.


La tuilerie des Milles - Camp d‘internement, de transit et camp de déportation